Boruca, le village indigène

Posted: 08/05/2017 by GlobeTaylor

On quitte la côte, le sable et la mer pour une journée et on se rend dans l’arrière pays et plus particulièrement à Boruca, un des plus vieux villages du Costa Rica. Exit les zones touristiques, ici c’est la vie locale authentique. Le petit village où tout le monde connait tout le monde. Cependant, ne vous attendez pas à des tenues traditionnelles et des tentes. Les indigènes vivent aussi en 2017! C’est un village très intéressant qui regorge d’informations à condition de discuter avec les habitants. En fait, c’est ce qui va faire toute la différence. On peut rester un quart d’heure comme 3h, tout dépend des conversations qu’on développe avec les habitants.

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A notre arrivée, le village est pratiquement désert seulement deux ou trois locaux nous regarde de leur maison avec curiosité. On ne sait pas vraiment quoi voir ni par où commencer. On se rend donc à la maison de l’information. Une dame nous accueille et cherche à comprendre notre intérêt, elle nous explique que si l’on souhaite en apprendre plus sur le village, il y a un musée jusqu’à côté de sa maison et que de nombreux sculpteurs de masques en bois sont également présents un peu partout dans le village et que l’on peut rentrer dans leur atelier pour les voir à l’oeuvre.

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Le musée

Le musée est en fait une petite salle d’exposition qui regroupe par thème toute l’histoire de ce peuple. On apprend qu’ils sont leur propre langue appelée le « bronka », que les enfants continuent d’apprendre à l’école même si la langue est maintenant moins utilisée que l’espagnol.

Mais le plus important à retenir est leur grande célébration annuelle appelée « La Fiesta de los Diablitos ». En plus d’être une fête déguisée qui réunit tous le village et de nombreux touristes du monde entier, c’est un événement historique.

C’est un festival 3 jours entre fin décembre et début janvier, pour célébrer la nouvelle année. Il consiste en une danse organisée autour d’un feu dont l’organisation est très travaillée. Un homme est déguisé en taureau et positionné comme le personnage dominant les deux premiers jours. Les autres personnages sont les « démons » et portent des masques représentant des animaux et confectionnés par les habitants du village indigène tout au long de l’année. Le 3ème et dernier jour, ces démons l’emportent sur le taureau et tout le monde célèbre l’évènement en buvant de la chicha, une boisson alcoolisée locale à base de maïs.

Il faut savoir que le taureau est la représentation des conquistadors espagnols venus pour annexer l’Amérique Latine. Quant aux démons, ils représentent le peuple bronka qui a réussi à lutter pour conserver leur indépendance.

Les ateliers

DSCF7272.JPGCe festival nous a beaucoup intrigué, on aurait bien aimé voir ça ! On a quand même la chance d’assister en direct à la réalisation de masques. Dans des petites cabanes en bois avec des toits en palmier, on est invité à visiter les ateliers où les hommes du village sculptent à partir de tronc de cèdre le plus souvent le relief d’animaux qui représentera bientôt leur futur masque. Des masques de toute tailles sont également sculptés pour la vente, mais dans tous les cas le travail est fait à la main.

Un des sculpteurs est plus qu’heureux de nous accueillir pour nous raconter son travail. Il adore rencontrer de nouvelles personnes et nous confie que la sculpture sur bois peut s’avérer dangeureuse car ils sont souvent amenés à se couper gravement. C’est pour ça qu’ils apprennent, dans un premier temps, la peinture aux plus jeunes.

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Sorti de l’atelier, on a l’impression d’avoir appris plein de choses ! Et on a un nouvel ami 🙂 Les masques sont vraiment magnifiques et surtout plein de couleur !

Petit arrêt dans un boui-boui local pour le déjeuner

Mais la recherche du savoir nous a donnée faim ! On aimerait bien manger un petit truc local même si apparemment on aura pas l’occasion de boire de la chicha à cette période de l’année. Les habitants nous conseille un petit restaurant en haut du village, mais une fois arrivés, on est surpris de constater qu’il s’agit plutôt d’une petite maison avec terrasse. On a l’impression de rentrer chez les gens, de s’inviter à un repas, tous les clients qui sont également des amis de la propriétaire nous observe. Cette dernière nous invite à nous asseoir, elle est souriante mais nous fait un peu peur avec ses airs de maman autoritaire. Son mari, à l’inverse, a un sourire innocent et nous parle avec fierté de son métier, concepteur de hamac ! Plutôt cool non?

Au menu, il n’y a pas de carte, mais bien un seul et même plat, un casada au poulet. Le plat local avec des haricots noirs et du riz cuisinée directement depuis sa maison comme si elle nous invitait chez elle.

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Après ce bon repas, il est temps pour nous de reprendre la route en se promettant qu’on reviendra une prochaine fois pour profiter du festival!

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